Les reproches formulés par le conseiller fédéral Albert Rösti à l’encontre du PVL et de son président dans la nouvelle édition de la Finanz und Wirtschaft sont également révélateurs : « Je regrette certes qu’une telle situation soit instrumentalisée politiquement, mais je suis depuis assez longtemps en politique et j’ai moi-même été président de parti pour pouvoir situer de telles accusations. » Depuis des années, le PVL réclame davantage de protection du climat. Parler ici d’instrumentalisation est condescendant et montre de manière frappante que le Conseil fédéral ne veut toujours pas reconnaître la gravité de la situation.
Le Conseil fédéral rejoint la ligne du PVL en matière de gestion de l’eau
Le PVL demande depuis des années une gestion prévoyante des ressources, notamment de l’eau. La sécheresse actuelle démontre de manière impressionnante : la Suisse doit passer d’une gestion des crises à une gestion stratégique de l’eau. Ces dernières semaines, le PVL a lancé ce débat avec son offensive parlementaire sur l’eau et présenté des solutions concrètes. Celles-ci comprennent notamment une stratégie nationale de stockage de l’eau ainsi qu’une meilleure utilisation des capacités de stockage pour l’approvisionnement en eau potable, la protection contre les crues, la production d’énergie, la biodiversité et l’agriculture. Le fait que le Conseil fédéral rejoigne désormais la ligne du PVL en matière de gestion de l’eau constitue néanmoins un petit pas important dans la bonne direction.
« Le PVL s’engage depuis toujours dans la lutte contre le réchauffement climatique. Fidèle à son rôle de force de proposition, le PVL proposera également des solutions pour préparer la Suisse aux vagues de chaleur et aux sécheresses, devenues inéluctables. Le débat urgent qui aura lieu lors de la session d’automne montrera si le Parlement est, lui aussi, prêt à assumer ses responsabilités et à donner au Conseil fédéral un mandat clair afin de lutter efficacement contre les conséquences du réchauffement climatique », déclare Céline Weber, vice-présidente du PVL.
Agir maintenant plutôt que subir plus tard
La situation actuelle le montre : la Suisse a besoin d’une stratégie à long terme face à la chaleur, à la sécheresse et à la pénurie d’eau. Le PVL veillera donc à ce que les mesures d’urgence annoncées aujourd’hui débouchent sur une politique durable. Dans le domaine de l’eau, le Conseil fédéral a fait un pas vers la ligne du PVL avec la gestion de l’eau annoncée à l’échelle nationale. Il faut maintenant poursuivre sur cette voie de façon résolue.